dimanche 20 décembre 2009

9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1... Fun !!!


Après-midi du 15 décembre 2009, une masse de fans attendent devant l'Arena de Genève pour assister à la deuxième représentation du Funhouse tour de P!nk, 9 mois après son premier passage. L'attente est longue, l'ouverture des portes largement en retard et en plus les températures ont décidé d'être négatives...

19h15, tout ce petit monde peut enfin rentrer et le retard est vite rattrapé puisque la première partie, Evermore commence même avec 5 minutes d'avance. Les néo-zélandais fêtent ce soir leur 72ème show avec P!nk et sont très en forme ! Les morceaux s'enchainent bien, le batteur/chanteur est excellent mais les problèmes techniques s'accumulent. Plus de looper, il faut donc meubler ("It's my first time in Geneva... and it's my first stand up comedy"). Le trio s'en sort avec les honneurs et quitte la scène 45 minutes plus tard.

21h, c'est parti pour la vidéo introductive habituelle sur Highway to Hell. Il faudra patienter encore 5 bonnes minutes pour voir P!nk en chair et en os, diablotin émergeant de sa boîte, avant de s'envoler à 30 mètres de hauteur et de voir le rideau tomber pour laisser apparaître la scène XXL conçue pour la tournée (2 étages, écrans géants, escaliers, toboggans...). Le tout sur un Bad Influence très... enlevé qui donne le ton d'entrée (It's never too soon to send out all the invitations/To the last night of your life).

On poursuit un peu plus calmement, du moins autant qu'il est possible de l'être avec P!nk, avec quelques anciens morceaux : Just Like a Pill, Don't Let Me Get Me, Who Knew (LA told me, "You'll be a pop star/All you have to change is everything you are". Elle n'a rien changé et heureusement !). Puis un merveilleux plantage sur... So What. Premier single, au moins 5'000 personnes chantent... sauf P!nk qui oublie de partir ! (I'm gonna get in trouble?). Et puis de toute façon, Carey est revenu et vient de se tatouer la tête de sa femme sur la jambe donc on lui pardonnera d'oublier le I guess I just lost my husband/I don't know where he went...


Ce qui nous amène gentiment à 21h25, l'heure du canapé magique (mais comment donc qu'on fait pour être à l'intérieur ???) ! C'est évidemment I touch myself, le bien nommé morceau de Divinyls, qui vient faire retomber la pression (et monter la température) avant de repartir de plus belle sur U+Ur hand et sa bataille de polochon marathon de 10 minutes.

A 21h45 on calme réellement le jeu avec une impro de piano planante laissant à P!nk le temps de se changer avant d'entamer Family Portrait, en piano voix avec simplement un violon pour appuyer la voix.




21h55, on continue en acoustique avec cette fois guitares et chœurs, d'abord sur scène puis sur l'avancée où P!nk en profite pour discuter avec le public, recevoir divers cadeaux et autres peluches. C'est d'ailleurs assez drôle de constater à quel point on entend son accent californien sur "Merci beaucoup" mais pas du tout sur "Château neuf du Pape"... Toujours aussi gourmande la miss donc (A son batteur : "Do you want some chocolate? No, I don't share my food!" Le tout en planquant une plaque dans son baggy...). Après le moment détente on se remet en piste pour le très attendu Dear Mr President qu'elle a très peu joué sur cette tournée. We're not dumb and still not blind! (les sifflements sont destinés aux vidéos de Bush diffusés sur les écrans) :




Vient ensuite le temps des reprises, à 22H10, sans jamais lâcher l'émotion qui a envahit la salle et va monter crescendo jusqu'à la fin. On commence avec Babe I'm gonna leave you de Led Zep ponctué d'un solo de guitare de Justin magistral.

Avant d'enchainer sur le mythique Bohemian Rhapsody de Queen repris à l'unisson (Nothing really matters to me) jusqu'au final qui voit l'arrivée de deux énormes clowns gonflables qui annoncent Funhouse et vont rester tout au long de Crazy (Gnarls Barkley) et son jeu de miroir puis Stupid Girl (Where, oh where, have the smart people gone?/Oh where, oh where could they be?).




Les musiciens nous offrent un final tout en énergie et les danseuses un numéro aérien pendant que P!nk file s'arnacher pour ce que tout le monde espère être le fameux numéro de trapèze de Sober, qui n'aura finalement pas lieu puisqu'elle s'est blessée à la hanche sur une date précédente et l'exercice est un peu violent... Du coup, on aura droit à un Get the Party Started certes moins acrobatique mais superbe quand même :

Le final quant à lui, est le même que d'habitude, Glitter in the Air, et nous emmène jusqu'à 22h50, après deux heures de show, si ce n'est à l'américaine, à la P!nk, et ça en dit beaucoup plus :


Avec ses 156 représentations cette année, le Funhouse Tour s'arrêtera encore en Europe en 2010 pour une tournée des stades et on l'espère pour de grands festivals, ce qui n'est pas mal parti puisque le second soir du Mainsquare Festival est d'ores et déjà confirmé (le 4 juillet à Arras).

samedi 19 décembre 2009

Culture Pub



Les fêtes approchent, ce qui signifie (entre autres) que l'on est encore plus mitraillés qu'à l'accoutumée de pubs. En ce moment, un air entêtant habite l'une d'elles, consacrée à la lessive. Aux huiles essentielles en plus, on n'arrête pas le progrès... Mais ça on s'en fiche un peu (enfin, moi en tout cas, pas d'offenses m'sieurs-dames intéressés par la lessive). Le morceau en question s'appelle Neopolitan Dreams et est chanté par Liza Mitchell. On pourrait la penser venu d'outre-Atlantique tant le style est cousin de Feist et surtout chainon manquant entre Coeur de Pirate et Colbie Caillat (flagrant sur Clean White Love) mais il nous vient en fait d'Australie, plus particulièrement de Melbourne (où elle a entre autres ouvert pour Jason Mraz). Quant à l'album, sorti en septembre, il s'intitule Wonder et est teinté de Folk, de pop, parfois de blues. Enjoy it :

Découvrez la playlist Lisa Mitchell avec Lisa Mitchell

lundi 14 décembre 2009

Sorties... des semaines : 7/12 - 20/12/2009



Une bloggeuse sachant blogger sans Internet est une bloggeuse... heu, je ne sais pas comment mais en tout cas ce n'est pas moi. Je vous prie donc, chers lectrices, chers lecteurs, de bien vouloir m'excuser de l'absence occasionnée. Il faut dire que la perte est limitée vu le peu de sorties de cette fin d'année, mais quand même ! Séance de rattrapage :
  • On commence par Fall be kind, le nouvel EP des Animal Collective, débarqué d'on ne sait où comme d'habitude et qui se targue d'une excellente critique dans les inrocks !
  • On enchaîne avec le nouveau Mastodon, Crack the Skye's (Royal Edition). Certains diront que c'est du Sludge, peu importe, c'est du lourd et en plus c'est produit par le canadien Brendan O’Brien (Pearl Jam, Dylan, RATM, AC/DC, Offspring, la liste est longue).
  • Une fois n'est pas coutume, présentons un artiste R'n'B avec la sortie du quatrième album du crooner Robin Thicke, Sex Therapy (une semaine entière dédiée était peut-être un peu excessive, mais je prends sur moi).
  • On continue avec l'audacieux second opus des américains de The Heavy, produit par Jim Abiss (Kasabian, Arctic Monkeys) et intitulé The house that dirt built.
  • Luke Haines, ancien leader des Auteurs poursuit sa carrière solo avec 21st Century Man.
  • Un live pour égayer un peu le climat hivernal qui s'est définitivement installé, celui de Mylène Farmer : N°5 On Tour.
  • Deuxième "album de la maturité" pour Charlotte Gainsbourg qui, après Air, s'offre les services de Beck pour son très bon I.R.M.
  • Finalement dans les bacs cette semaine, le best of des Snow Patrol (Up to Now) vient nous faire apprécier les dimanches devant la cheminée avec ses 30 love songs entêtantes.
  • Et n'oublions pas la réédition d'un monument incontournable du punk, le London Calling des Clash, pour fêter le 30ème anniversaire de sa sortie.

jeudi 3 décembre 2009

Music on Mars Awards 2009

Music on Mars<br /> Awards 2009

  • Les Lives
Top 10 concerts : J'aurais envie de répondre Oasis à Rock en Seine mais bon...
01. P!nk - Funhouse Tour - Arena (Genève)
02. Faith no More - Sziget Festival (Budapest)
03. Indochine - Meteor Tour - Arena (Genève)
04. Izia - Festival des Pépites (Samöens)
05. Gossip - Music for Men - Musilac (Aix-les-Bains)
06. Franz Ferdinand - Musilac (Aix-les-Bains)
07. Emily Loizeau - Pays Sauvage - Sziget Festival (Budapest)
08. Peaches - I Feel Cream - Usine (Genève)
09. N&SK - Libre Service - Barakason (Thônex)/Sziget Festival (Budapest)
10. Eiffel - A tout moment - Atelier (Cluses)

Ceux qui auraient leur place dans le top s'il y avait plus de place :
Cocoon, Manu, The Pretenders, Snow Patrol, Klaxons, Ska-P, DJ Zebra, Keziah Jones, Manu Chao, Yodelice, Prodigy, Olivia Ruiz, Benabar...

Le groupe qui loupe la marche :
Pascale Picard - Bonneville Jazz Festival : Très drôle, complètement ivre (de là à établir un lien entre les deux...), le concert est bon uniquement grâce à elle. Le guitariste aurait au moins une excuse si c'était un shoegazer mais même pas, il joue... assis...

Les plus fous :
01. Wampas - Musilac (Aix-les-Bains) : Pour l'ensemble de leur œuvre...
02. Faith no More : Pour la performance de Mike Patton 11 ans après la séparation du groupe, pour sa voix, pour son implication, pour son string rouge sur la tête et pour l'ingestion d'un lacet de Converse... rouge évidemment.
03. Gossip : Pour la robe de Beth Ditto, son bain de foule et sa remontée sur scène en rampant.

Les flops :
01. Offspring - Sziget Festival (Budapest) : jouer une partie en playback dans le plus grand festival d'Europe c'est très moyen... Et Chester en piano/voix ne nous convainc pas vraiment, on voulait du Punk !!
02. Sinsémilia - Musilac (Aix-les-Bains) : excellents à Chateau Rouge (Annemasse) au début de la tournée, décevants quelques mois plus tard à Aix.
03. Cali - "Nu" - Chateau Rouge (Annemasse) : Cali sur scène, c'est avant tout une folie, Cali en acoustique c'est très mou, et le garçon sous ses apparences engagées et humanistes n'est pas toujours très sympa avec son public.
04. Tryo - Arena (Genève) : Groupe toujours très proche des gens, concert soigné mais le dernier album est tellement décevant que les anciens morceaux n'arrivent pas à sauver le coup.
05. Placebo - Sziget Festival (Budapest) : nouvel album très bon, la présence de Steve Forrest derrière les fûts amène du sang neuf et du dynamisme, les musiciens additionnels ne sont plus cachés en coulisse mais sur scène... Tout va mieux mais la distance et le manque de complicité et de communication avec le public en font définitivement un excellent groupe studio mais trop froid en live.

  • Les Albums
Top 10 albums :
01. Izia - Izia
02. Tegan and Sara - Sainthood
03. Eiffel - A Tout Moment
04. Mansfield TYA - Seules Au Bout De 23 Secondes
05. Gossip - Music For Men
06. P!nk - Funhouse Tour
07. Sara Bettens - Never Say Goodbye
08. N&SK - Libre Service
09. Mademoiselle K - Live
10. PJ Harvey/John Parish - A woman a man walked by

Ceux qui méritaient mais c'est toujours pareil, un top 10 n'a que... 10 places :
Morrissey - Years of Refusal/Swords, Depeche Mode - Sounds of the Universe, Ghinzu - Mirror Mirror, Indochine - La République des Météors, Death Cab For Cutie - The Open Door

Ceux qui ont fait le même album que d'habitude :
Superbus - Lova Lova, U2 - No Line In The Horizon

Ceux qui auraient dû garder leur style :
La Grande Sophie - Des vagues et des ruisseaux, Amandine Bourgeois - 20 m², Tryo - Sous les Etoiles

mardi 1 décembre 2009

Au secours, c'est du live !



Je vous parlais il y a peu du dernier single de Luke en téléchargement légal et gratuit. On a droit cette semaine à de nouvelles images d'enregistrement du combo français grâce à l'étrange fisheye qui traine désormais régulièrement en studio. Rompant la routine, on les voit notamment se mettre à la mandoline ! Le nouvel album promet donc de nombreuses surprises.

Pour ceux qui veulent déjà avoir un aperçu de ce que cela donne en live, il faudra vous brancher sur Ouï FM dès 19h30 pour l'émission Au secours c'est du live, après Tryo hier et avant Dan Black (frontman de The Servant) demain et Paco Volume après-demain. Vous retrouverez évidemment toutes les émissions en podcast !

Keep on rockin'!

lundi 30 novembre 2009

Sorties de la semaine... ou pas !


Lundi pluvieux, voire neigeux... L'hiver pointe le bout de son nez à défaut de sorties vraiment palpitantes. Alors que le live de Tryo a trainé Sous les étoiles pour nous parvenir aujourd'hui et que Laura Pausini sors un live me contraignant de vous avouer une déviance de cœur vers la variété italienne, les autres albums dans les bacs ont tendance à nous tirer vers une bonne vieille variété à la française (Julien Clerc, Garou, Amel Bent...) ou les grandes gloires adolescentes MTViesques (Chris Brown, Lady Gaga...).

Du coup, partant à la recherche de quelques sons à vous proposer cette semaine je découvre que le premier morceau joué par Deezer est une reprise du Where did you sleep last night de Nirvana. Ah, voilà qui est intéressant ! D'autant que la reprise est signée Madjo. Madjo vous avez sans doute lu ou entendu ce nom cet été puisqu'elle jouait entre autres au Montjoux Festival de Thonon, à domicile ou presque puisqu'elle est originaire d'Evian. Si vous n'êtes pas de la région vous aurez peut-être eu l'occasion de la découvrir en première partie de Tryo ou Thomas Dutronc ou encore sur différents festivals puisqu'elle a déjà participé à l'Huma ou au chantier des Francos.

A l'écoute, Modjo c'est avant tout une voix, plusieurs même puisque l'artiste est entourée par 2 choristes et instrumentalement parlant seulement par une guitare, parfois un banjo, souvent des claquements de doigts, de mains, du beat box... Le tout donne un univers éclectique jonglant entre folk, blues et gospel. Sur la reprise de Nirvana, les fans de Moriarty risquent même d'y trouver leur compte !

Un premier EP 4 titres (en écoute juste en dessous) est maintenant disponible et le titre Le Monstre est même offert sur le site officiel.


Découvrez la playlist Madjo avec Madjo

dimanche 29 novembre 2009

God save the queer



Hier soir Le Meteor Tour d'Indochine faisait une halte à l'Arena de Genève. Le concert était sold-out depuis déjà pas mal de temps, ce qui explique l'ajout d'une date supplémentaire le 10 avril prochain.

Première partie assurée par le groupe électro-punk Dead Sexy Inc sur l'album duquel Nicola Sirkis a posé quelques voix. La salle est pleine à craquer mais le son particulièrement mauvais et l'ambiance loin d'être au rendez-vous, tout le monde n'attend qu'une chose : Indo ! Car si les franco-allemands sont auteurs du titre éponyme de ce post, c'est bel et bien Indochine qui sauve l'Arena...

A 21h c'est parti pour un concert marathon, où les morceaux s'enchainent, ceux de la République des Météors bien sûr, mais aussi quelques-uns de Paradize et évidemment pas mal d'anciens tubes que tout les plus vieux fans (sic, moi aussi du coup) attendent avec impatience.

A l'ouverture, la puissance du son et la voix de Nicola suffisent à faire dresser les poils des 7'000 personnes présentes : familles, ados surexcité(e)s... tous les âges et toutes les classes sociales sont représentées. Comme quoi, près de 30 ans après la création du groupe, Indo est toujours aussi fédérateur ! Et c'est surement ça qui a été l'une des clés de la grande réussite du concert d'hier soir... Du dernier single où les plus jeunes s'amusent à faire les cœurs à Tes yeux noirs où Nico prend à peine le micro laissant l'Arena chanter à l'unisson, 30 ans de tubes ont raisonné d'une seule et même voix.

Le public de l'Arena (régional ?) est loin d'être connu pour sa chaleur et l'ambiance qu'il met mais hier soir tout le monde a fini debout et toutes les paires de mains ont battu l'air en même temps (ou presque, on le saurait si les gens avaient le sens du rythme... just kidding). Les musiciens s'en sont rendus compte et n'ont pas boudé leur plaisir ! Après 2 rappels et des applaudissements toujours aussi soutenus, les 6 ont accepté de revenir jouer ("put*** de pays, put*** de concert, put*** de public, merci" dixit Nico) Union War tout d'abord, Kao Bang même si Nico s'inquiétait du fait que les premiers rangs ne devaient même pas être nés quand il l'a écrite (mais dont le refrain a été chanté par tous quand même) et un final plein d'émotions, en guitare/voix sur Un singe en hiver.

Bref, on en a pris plein les yeux et les oreilles pendant 2h15 et on en aurait bien voulu encore un peu ! Le son était excellent, la fosse encerclée par 5 écrans géants diffusant de très bonnes vidéos tout au long du concert, dans le thème guerrier du dernier album, quasiment toujours en noir et blanc. Indochine est un grand groupe et le prouve encore 30 ans après.

Setlist :
01. Go, Rimbaud go ! / 02. Marilyn / 03. Republika / 04. Little Dolls / 05. Playboy / 06. Punker / 07. Drugstar / 08. Le Lac / 09. Le manoir / 10. J'ai demandé à la Lune / 11. Tes yeux noirs / 12. La lettre de métal / 13. Un ange à ma table / 14. Alice & June / 15. Popstitute / 16. Canary Bay / 17. Les tzars / 18. Des fleurs pour Salinger / 19. Adora / 20. Mao Boy
***
21. June / 22. 3 nuits par semaine / 23. Junior Song / 24. L'aventurier / 25. Le dernier jour
***
26. Union War / 27. Kao Bang / 28. Un singe en hiver