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11 nov. 2011

Izia - So Much Trouble


On l'attendait fébrilement depuis plusieurs mois déjà, le second album d'Izia sort enfin lundi prochain (14 novembre) ! Il est pour la première fois disponible à l'écoute en intégralité sur le site du Nouvel Obs'. A vous de savourer cette première écoute, on en reparle très bientôt !

3 nov. 2011

Deportivo - DVD Live



Amateurs du power-trio le plus Grunge de la scène francophone, réjouissez-vous ! Deportivo a filmé ses concerts de 2007 et 2008 pour en faire un DVD, et comme ils sont sympas, ils le proposent en téléchargement légal et gratuit sur leur site officiel.

29 sept. 2011

SHK PNK & Bertrand Cantat - Palabra mi amor!

Du grand Shaka Ponk avec de vrais bons morceaux de Bertrand Cantat dedans ! S'il nous propose à chaque fois d'aussi bonnes contributions (après "A tout moment la rue" avec Eiffel), on lui pardonnera presque de se faire aussi rare... Ca décoiffe !

22 sept. 2011

Prix Constantin 2011

Et, cette année, à l'occasion des dix ans du prix Constantin, les nommés sont :

Nous on parierait bien sur Selah Sue, Brigitte ou Cascadeur... Et vous, qu'en pensez-vous ? Réponse le 17 octobre à l'Olympia.

20 sept. 2011

Christophe Willem reste Cool

Le 21 novembre sortira le troisième album de Christophe Willem, baptisé "Prismophonic". En attendant, voici le premier extrait, Cool, composé par Jean-Pierre Pilot (acolyte de Zazie), Olivier Schulteis et William Rousseau et produit par Steve Anderson (Adele, U2, Britney Spears, Kylie Minogue... ).

12 oct. 2010

Prix Constantin 2010



Les nommés du prix Constantin 2010 viennent de tomber, me faisant réaliser que la première bougie de ce blog a été soufflée sans que je ne m'en rende compte et en vous délaissant il est vrai pas mal ces derniers temps... Mais reprenons les bonnes habitudes en collant d'un peu plus près l'actualité musicale dans l'attente de la fin des redifs de l'été avec les reviews du Mainsquare, des 10 ans de Musiques en stock, de l'édition la plus peuplée que Musilac ait connue, le traditionnel Rock'n'Poche et l'incontournable Sziget de Budapest.

Les nommés sont :


ARNAUD FLEURENT-DIDIER - La reproduction - Columbia / Sony Music
BEN L'ONCLE SOUL - Ben l'Oncle Soul - Motown France / Mercury
Universal Music
CAMELIA JORDANA - Camelia Jordana - Jive Epic / Sony Music
CARMEN MARIA VEGA - Carmen Maria Vega - AZ / Universal Music
FÉFÉ - Jeune à la retraite - Polydor / Universal Music
FÉLOCHE La vie Cajun - ¡Ya Basta! Records / Naïve
GUSH - Everybody's god - Cinq 7 / Wagram Music
HINDI ZAHRA - Handmade - Blue Note / EMI Music
STROMAE - Cheese - Vertigo / Universal Music
ZAZ Zaz - Play On / Sony Music


Le sort des 10 jeunes talents est désormais entre les mains d'un jury de professionnels mais rien n'empêche de faire quelques pronostics vu que celui de l'an dernier s'est avéré être le bon ! Cette année, aucun ne se détache d'emblée mais force est de constater que Féfé est particulièrement efficace sur scène malgré quelques faiblesses sur album alors que le trio infernal de Féloche embarque acquis à sa cause comme non-initiés en à peine deux mesures de leur rock électro cajun et que les jeunes Gush épatent en live ceux, nombreux, qui n'accrochent pas à l'album. Aller, puisqu'il faut se mouiller, j'attribuerai mon coup de cœur annuel à Feloche, pour leur sympathie en et hors concert ! Verdict le 12 novembre à l'Olympia... et sur Music on Mars? bien sûr !

13 juil. 2010

Redifs de l'été, épisode 1 - Saez, toujours jeune... et pas con


32 ans et 7 albums studio, la moyenne est tout à fait respectable. D'autant que Damien a, malgré un titre pour le moins mitraillé en radio (Jeune et Con en 2001), toujours fait partie de ces artistes hors normes, au sens propre comme au figuré. Textes ravageurs, passages télé rares mais remarqués (souvenez-vous des victoires de la musique 2009), s'il fallait aujourd'hui parler de poètes torturés ou d'artistes maudits, sûr que Saez aurait sa place en haut de la liste...

Quand il entre en scène le 30 avril à l'Arcadium d'Annecy, on ne sait si l'on va avoir droit au Saez revendicateur mais calme des débuts, au rockeur de Debbie, au songwriter acoustique du triple Paris/L'Alhambra/Varsovie ou le rageur du dernier né J'accuse... Aucune déception possible, nous les auront tous ! Quelques vingt-trois morceaux s'égrainent sur deux heures pleines, passant de la ballade folk guitare/voix aux morceaux les plus violents à trois guitares.

La dernière date programmée est celle de Nyon (CH) le 20 juillet, cela suffirait presque à (enfin) justifier un déplacement au Paléo Festival cet été, mais ceci est une autre histoire...




Saez Setlist Arcadium, Annecy, France 2010

13 mars 2010

Sotano, Hugh Coltman et N&SK dégivrent Les Houches

Bon, OK, je sais, ça date un peu, le concert a eu lieu le 26 février... Mais c'est un peu la course alors veuillez bien m'excuser chers amis martiens ! Donc, cette année et pour la première fois, la station des Houches et Servoz (74) organisaient le Snow Jam Festival Les Dégivrés, du 25 au 28 avec, au programme, La Crise, Couleur Café, Sotano, Féloche, Hugh Coltman, N&SK, Ladylike Dragons, Positive Roots Band et Rod Taylor. Pas mal du tout pour une première prog donc. Du coup, c'est parti pour tester le festival le vendredi soir pour aller voir Sotano (pop punk genevois), Hugh Coltman et N&SK.

Sur place, la température est largement négative mais les organisateurs et l'accueil très sympas. Petit problème cependant, une fois les portes passées, à 21h (la soirée étant censée débuter à 20h30) nous devons bien être 30 dans la salle... dont les 2/3 ont le pass du festival autour du cou. Inutile de préciser que les concerts n'ont pas commencé. Bon... attendons voir si l'ambiance se réchauffe !

Sotano commence à jouer, heureusement qu'ils ont ramené des amis car si la salle est toujours quasi vide, la bonne humeur est là ! A part le guitariste les filles de Soltano sont jeunes, très jeunes (en témoigne leur morceau Born in the 90's) mais le tout sonne bien et consiste ma foi en une bonne entrée en matière pour la soirée.

Vient le tour de Hugh Coltman, qui fait l'effort de parler français la majeure partie du temps, explique la signification de ses morceaux, discute largement avec l'assemblée à peine plus nombreuse qu'en début de soirée et vient jouer seul, en acoustique et sans amplification au milieu du public pour un morceau au ukulélé qui mettra tout le monde d'accord sur la sympathie du garçon et la qualité de ses petites perles folk. Je vous laisse donc découvrir la vidéo. Le morceau est celui ouvrant l'album (Stories from the safe house), il s'appelle Sixteen :



Enfin, les N&SK entrent en scène, peu habitués à ce genre de concerts eux qui transportent le public à chaque fois, qu'il soit déjà acquis à leur cause ou non. Mais les huit sont loin de se prendre la tête sur ce détail et, s'ils regretteront légèrement hors scène le manque de communication de la part du festival, le set est joué avec la même énergie qu'à l'accoutumée et sans changer une ligne à la setlist prévue ! Pour les intéressés, ils rejoueront dans la région à Saint Genis Pouilly le 10 avril, à l'Atelier de Cluses le 16 et à la Barakason de Thônex le 17 (toutes les infos ici).

Setlist complète : Noirs - Libre-Service - El Moudjahid - Faut-il - Parade - Circus - Petit - Paina - Peu importe - Kangourou nomade - Histoire de France - Ekeur - Bankal - Bidonville (Claude Nougaro cover) - Marmots - Et si... - A donf' - Manouche - La pierre
Rappel : Rock step - Père Noël - Le cirque du Millénium

D'après les Ladylike Dragons (dont le premier album Heart Burst est à écouter d'urgence pour les amateurs de rock made in France), la soirée du samedi a été très bonne... En tout cas l'attitude est louable et les groupes choisis très bons. Aller les Houches, l'an prochain on remet ça avec une promo digne de ce nom et on aura droit à un bon petit festi dans la région en début d'année !!

20 févr. 2010

Elista vous convie à sa Saint Valentin


Nom Genre Origine Membres Discographie
Elista Rock France Thomas Pierron, Benjamin Peurey, François Nguyen, Marc Mallia Elista (2003), La Folie Douce (2006)

Elista, en 2003, c'était un jeune quartet français atypique, avec 2 chanteurs guitaristes et un parolier non musicien ne partageant donc pas la scène avec eux, qui se faisait remarquer avec son single Debout.

En 2006 ils revenaient avec un album beaucoup plus rock intitulé La folie Douce, avec Dimitri Tikovoi (Placebo), Christine Verschorren (Ghinzu) et Antoine Gaillet (M83) aux manettes et porté par Dès le départ, dès le début et Les hommes ordinaires.

Après avoir ouvert pour Muse, Sonic Youth ou encore Indochine, ils reviennent avec un troisième album qui sortira dans le courant de l'année. Certains titres sont d'ores et déjà en écoute sur leur Myspace et le titre La Saint Valentin est téléchargeable légalement et gratuitement ici.

21 janv. 2010

She dreams Izia, about a better live



9 janvier 2010, toujours à Château Rouge. Les Ladylike Dragons ont ouvert la soirée en beauté, il est temps qu'Izia débarque. Comme à l'accoutumée, le concert débute avec la miss seule en scène, armée d'une Les Paul noire, sur Life is going down avant que ses trois compères entrent en scène sur les refrains pour une énergie déjà folle. Si Lola, juste après, se sent seule, la petite salle est pleine et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça rock (ça "roxx grave" même si j'ose m'exprimer ainsi...).

En trois minutes une petite salle locale s'est transformée en mi-temps du Super Bowl en regard de l'attitude d'Izia qui n'arrête pas une seconde, entre headbanging, hurlements, jeté de pied de micro et autres crachats d'eau (!). Après The Train et Back in Town, il est temps de calmer le jeu avec Sugar Cane ("Celle-là je l'ai écrite pour que les meilleurs amis puissent enfin pécho leurs meilleurs amis en concert". Je note pour la prochaine fois...) afin que chacun puisse retrouver ses esprits, public y compris : l'atmosphère est chaude bouillante d'un point de vue autant physique que sonore. Izia n'hésite donc pas à parler au public entre 2 morceaux, présentant Hey Bitch en expliquant que la haine doit être un sentiment beaucoup plus persistant que l'amour puisqu'elle chante ce morceau depuis déjà 3 ans (elle a 19 ans...).

Après The Light et le poignant Take me Back, il est temps de passer aux choses sérieuses avec Disco Ball, ou du moins son annonce... au moins aussi impressionnante que le morceau en soi. Izia commence un délire métaphysique, annonçant purement et simplement que nous sommes le public le plus dingue du monde mais que nous ne le savons pas encore... ("Ça va vous prendre dans les orteils, remonter la jambe jusqu'au genou qui va devenir le genou le plus dingue du monde, remonter tout le corps jusqu'au cou qui va venir concurrencer votre genou..." Les musiciens sont atterrés, apparemment pas prévenus de l'impro qui se déroule mais surtout extrêmement amusés de leur chanteuse qui arrive encore à les surprendre après une tournée déjà conséquente). Et si le public est réactif mais plutôt calme, l'artiste est certainement quant à elle la plus déjantée sur scène, et quelque chose me dit que l'idée ne lui est pas totalement inconnue. Nous faisons donc quelques essais de hurlements bestiaux et de "A poil" afin d'être rôdé pour le morceau à venir.

Effectivement la prestation est à la hauteur du public, qu'Izia a réussi à déchaîner, avec quelques surprises en bonus ("C'est mon premier sous-tif, j'ai l'impression d'être Mick Jagger, j'adore" dit-elle en l'enfilant "Ah non, désolé mademoiselle mais c'est trop petit, en plus il est mal lavé". Ça, c'est dit...). Du morceau de départ il ne reste cependant pas grand chose après ces interventions, de grands éclats de rire, un concours de hurlements (entre sous-tifs et sans sous-tifs... Nous avons subi une défaite écrasante mais je ne vous dirai pas dans quel camp j'étais...), la poursuite du délire métaphysique et pas mal d'autres petites fantaisies purement inexplicables avant qu'Izia n'aille déloger son batteur pour prendre sa place derrière les fûts avant un duo de percus endiablé.

Dernier morceau, l'excellent Let me Alone est de la même trempe, s'étendant sur 10 minutes avec une version CD reproduite à la note près avant de s'emballer encore un peu plus pour une conclusion parfaite au concert, mais regardez vous-même (juste en dessous), c'est encore mieux !

Après ça, sortie de scène et donc rappel ("enfin vous faites comme vous voulez mais soit on revient et ça nous fait plaisir soit vous partez et ça entraine pleurs, rangeage, rentrage, suicidage... Je vois déjà les gros titres : "Elle est retrouvée morte dans sa grange, la bouche pleine de polystyrène. Elle a toujours été originale"".). Donc on a peur et on applaudit sagement (on a surtout très envie du plus de morceaux possible !). Donc ils reviennent, normalement pour The Bastard Song mais quelqu'un crie Blind, qu'ils ne jouent jamais sur scène mais qu'elle accepte de jouer. Le bassiste a l'air motivé, le batteur beaucoup moins ("ça fait quoi déjà ?") mais ils assurent quand même une version qu'ils qualifient "d'approximative" ("on va vous faire Blund alors, OK ?"), du moins jusqu'au refrain où Izia arrête de chanter ("Désolé"). Tout le monde stoppe la musique, elle est blanche et tremblante, s'assoit sur l'ampli guitare pour boire un peu d'eau et manger un sucre ("je ne suis pas bien, excusez-moi mais je fais ça devant vous, c'est plus convivial"). Effectivement elle tremble comme une feuille... Elle nous propose donc un morceau plus calme, un blues qu'elle a écrit avec son guitariste et préfère nous quitter là-dessus. Étant donné l'intensité du set écoulé, on comprend aisément qu'elle ait un peu trop forcé (surtout après 2 semaines d'interruption pendant les fêtes) et une dernière salve d'applaudissement et de phrases de soutien viennent accompagner leur sortie de scène. Le temps de récupérer son médiator et il est temps de rentrer, sous une neige épaisse mais le cœur chaud.

Le set est extravagant, déjanté, décalé mais contrairement aux apparences, tout est millimétré. La preuve avec une set-list où le temps exact des morceaux est indiqué :
Life is going Down (4'34) - Lola (3'08) - The train (2'58) - Back in Town (4'47) - Sugar Cane (3'43) - Hey Bitch (3'43) - The Light (4'47) - Take me Back (3'22) - Disco Ball (10'00) - Let me Alone (10'00)
***
Au rappel, étaient prévus : The Bastard Song - Lucille (2'25) - Burning (3'58)
On aura finalement : Blind - The Bastard Song

12 janv. 2010

Ladylike Dragons and Ladies like Ladylike Dragons


C’était samedi, c’était à Château rouge (Annemasse) et c’était… tout juste ENORME ! Les Ladylike Dragons jouaient en première partie d’Izia mais ils méritent amplement un article pour eux tout seuls. Je vous parlais il y a quelques semaines de la sortie de leur tout premier « vrai » album, Heart Burst, l’heure est maintenant venue de le défendre là où l’on présente réellement un album (tout court, mais rock a fortiori), sur scène !

Déjà il faut situer le contexte, car l’histoire est belle. En octobre, Heart Burst vient de sortir et le trio joue dans un bar. Izia est la tête d’affiche de la salle de la ville, juste en face. Elle joue, sort, entend de la musique et va voir ce qu’il se passe. Ça lui plait, aussi elle leur propose de faire quelques unes de ses premières parties. Samedi soir était la première de ces dates, avant d’ouvrir au fil de la tournée pour Eiffel ou Pony Run Run. Cindy, chanteuse-bassiste, très sympathique à l’instar de l’ensemble du groupe, me raconte l’anecdote à la fin du concert, et franchement, ça fait plaisir de constater des histoires de ce genre dans le monde actuel de la musique !

Le concert s'ouvre sur The Ghost and the Living avant d'enchaîner sur Here to Last, inconnu de ceux qui n'ont écouté que l'album puis on revient a Heart Burst avec Like a Reptile pour enchaîner les titres de l'opus, avec une agréable reprise de l'Enfant Roi de Noir Désir et terminer en beauté sur Slavery et 13 minutes qui ouvrent l'album. Ils ne sont que trois mais remplissent vraiment la salle avec une batterie très présente et une jazzmaster menée de main de maître par un guitariste loin d'être avare en bends. Le son n'était peu être pas aussi bon qu'on l'aurait souhaité mais concert vraiment agréable ! Nous avons eu droit à du rock, du vrai. Comme quoi la relève du rock en France existe bel et bien, s'affranchissant au passage de l'étiquette trop souvent négative de "Rock français". Allez-y, c'est du bon !


1 déc. 2009

Au secours, c'est du live !



Je vous parlais il y a peu du dernier single de Luke en téléchargement légal et gratuit. On a droit cette semaine à de nouvelles images d'enregistrement du combo français grâce à l'étrange fisheye qui traine désormais régulièrement en studio. Rompant la routine, on les voit notamment se mettre à la mandoline ! Le nouvel album promet donc de nombreuses surprises.

Pour ceux qui veulent déjà avoir un aperçu de ce que cela donne en live, il faudra vous brancher sur Ouï FM dès 19h30 pour l'émission Au secours c'est du live, après Tryo hier et avant Dan Black (frontman de The Servant) demain et Paco Volume après-demain. Vous retrouverez évidemment toutes les émissions en podcast !

Keep on rockin'!

29 nov. 2009

God save the queer



Hier soir Le Meteor Tour d'Indochine faisait une halte à l'Arena de Genève. Le concert était sold-out depuis déjà pas mal de temps, ce qui explique l'ajout d'une date supplémentaire le 10 avril prochain.

Première partie assurée par le groupe électro-punk Dead Sexy Inc sur l'album duquel Nicola Sirkis a posé quelques voix. La salle est pleine à craquer mais le son particulièrement mauvais et l'ambiance loin d'être au rendez-vous, tout le monde n'attend qu'une chose : Indo ! Car si les franco-allemands sont auteurs du titre éponyme de ce post, c'est bel et bien Indochine qui sauve l'Arena...

A 21h c'est parti pour un concert marathon, où les morceaux s'enchainent, ceux de la République des Météors bien sûr, mais aussi quelques-uns de Paradize et évidemment pas mal d'anciens tubes que tout les plus vieux fans (sic, moi aussi du coup) attendent avec impatience.

A l'ouverture, la puissance du son et la voix de Nicola suffisent à faire dresser les poils des 7'000 personnes présentes : familles, ados surexcité(e)s... tous les âges et toutes les classes sociales sont représentées. Comme quoi, près de 30 ans après la création du groupe, Indo est toujours aussi fédérateur ! Et c'est surement ça qui a été l'une des clés de la grande réussite du concert d'hier soir... Du dernier single où les plus jeunes s'amusent à faire les cœurs à Tes yeux noirs où Nico prend à peine le micro laissant l'Arena chanter à l'unisson, 30 ans de tubes ont raisonné d'une seule et même voix.

Le public de l'Arena (régional ?) est loin d'être connu pour sa chaleur et l'ambiance qu'il met mais hier soir tout le monde a fini debout et toutes les paires de mains ont battu l'air en même temps (ou presque, on le saurait si les gens avaient le sens du rythme... just kidding). Les musiciens s'en sont rendus compte et n'ont pas boudé leur plaisir ! Après 2 rappels et des applaudissements toujours aussi soutenus, les 6 ont accepté de revenir jouer ("put*** de pays, put*** de concert, put*** de public, merci" dixit Nico) Union War tout d'abord, Kao Bang même si Nico s'inquiétait du fait que les premiers rangs ne devaient même pas être nés quand il l'a écrite (mais dont le refrain a été chanté par tous quand même) et un final plein d'émotions, en guitare/voix sur Un singe en hiver.

Bref, on en a pris plein les yeux et les oreilles pendant 2h15 et on en aurait bien voulu encore un peu ! Le son était excellent, la fosse encerclée par 5 écrans géants diffusant de très bonnes vidéos tout au long du concert, dans le thème guerrier du dernier album, quasiment toujours en noir et blanc. Indochine est un grand groupe et le prouve encore 30 ans après.

Setlist :
01. Go, Rimbaud go ! / 02. Marilyn / 03. Republika / 04. Little Dolls / 05. Playboy / 06. Punker / 07. Drugstar / 08. Le Lac / 09. Le manoir / 10. J'ai demandé à la Lune / 11. Tes yeux noirs / 12. La lettre de métal / 13. Un ange à ma table / 14. Alice & June / 15. Popstitute / 16. Canary Bay / 17. Les tzars / 18. Des fleurs pour Salinger / 19. Adora / 20. Mao Boy
***
21. June / 22. 3 nuits par semaine / 23. Junior Song / 24. L'aventurier / 25. Le dernier jour
***
26. Union War / 27. Kao Bang / 28. Un singe en hiver

14 nov. 2009

Luke pense à toi



Nom Genre Origine Membres Discographie
Luke Rock France Thomas Boulard (chant, guitare), Damien Lefèvre (basse), JP Ensuque (guitare), Romain Viallon (batterie) La vie presque (2001), La tête en arrière (2004), Les enfants de Saturne (2007), Où en est la nuit (Live) (2008)

Du Luke des débuts, en 1998, il ne reste que le bordelais et frontman Thomas Boulard... A croire que Bordeaux est au rock français ce que Seattle est (était ?) au grunge ! Entre temps, trois albums sont sortis, au gré du passage de musiciens officiant ou ayant officié pour Eiffel (encore des bordelais), Manu, Mano Solo ou encore Tiersen.

Selon les albums et les membres, le style lui aussi a changé, gagnant en sonorités rock et perdant son côté pop parlée entre le premier et le deuxième album (Gagnants, perdants... décidément, Bordeaux est vraiment partout...).

Leur prochain album, D'autre part, est prévu pour début 2010 et le groupe a décidé de donner le premier extrait au public, via son site Internet, et ça donne ça :


6 nov. 2009

Happy Birthday Mister Baron


Le Baron, club branché du quartier des Champs-Elysées, dans le VIIIe parisien, fête son anniversaire en sortant cette semaine sa première compilation. Créé par Lionel et André (le même André que celui connu pour ses créations graphiques et son célèbre Monsieur A, par ailleurs présent sur la pochette) dans un ancien bar à hôtesses, le baron est certainement l'un des bars les plus select de la capitale.

Découpé en 2 albums, un premier parfait pour les débuts de soirée et un second, plus rapide, ayant pour but avoué de remplir les dancefloors, la Compilation du Baron est au final kitch, boboïsante à mort et, pire que tout, addictive ! A conseiller donc...

Et puis franchement, ou peut-on encore espérer croiser Eric Naulleau (ou pas, ok...), saluer Sophia Coppola, boire une verre avec Beth Ditto et sa copine Kate Moss ou entendre Björk, complètement ivre, improviser sur No Limits ?? Aperçu non exhaustif :

31 oct. 2009

Les 4 voix rauques d'Eiffel


30 octobre 2009, 20h30, les locaux de Mansis fêtent leurs 20 ans de carrière en réveillant l'Atelier de Cluses avant l'arrivée d'Eiffel. Ils en profitent pour promouvoir leur dernier album, Sex! (qui sort la semaine prochaine), rejouer d'anciens morceaux et nous quitter sur une reprise d'AC/DC chère à ces fans de rock seventies.

Changement de plateau, les 4 membres d'Eiffel font eux-mêmes leurs balances, en profitent pour échanger quelques mots avec les premiers rangs et là, première bonne surprise : le nouveau guitariste recruté pour la scène n'est autre que Nicolas Bonnière (aka Nikko), membre fondateur du regretté Dolly, guitariste actuel du groupe qui leur a succédé (Manu), membre de Molly et surtout guitariste hors pair et bête de scène !

A 22h15, c'est parti pour 1h45 de concert où les nouveaux morceaux se mêlent agréablement aux anciens. Romain alterne entre guitare électrique et acoustique, Estelle entre basse et claviers, tous ont très chaud (et nous aussi) mais c'est surtout les cœurs que les 4 compères ont réchauffé hier soir même si la salle était petite. L'ambiance est bien plus à l'écoute qu'aux pogos endiablés, beaucoup d'habitués du groupe sont présents et après moins de 4 semaines dans les bacs, les premiers rangs connaissent déjà le nouvel album sur le bout des doigts.

Ce n'était que la deuxième date de la tournée, tout se met petit à petit en place, et il est à parier que cette longue série de concerts sera mémorable ! Eiffel sera sur la route toute l'année prochaine, et plus si affinité (dont surement quelques beaux festivals !) : allez-y !

Salut les ahuris !

20 oct. 2009

Nomad's Land


Nom Genre Origine Membres Discographie
N&SK Ska-Rock France R.K. "Kaï" Slouani (chant, choeurs), Céline Porron (violon, choeurs), Christophe Vial (accordéon, claviers, chœurs, programmations), Vax (basse), Sébastien Bouvet (guitares, programmations, voix off), Benoît "Papa Ben'z" Rubet (Batterie, percus), Franck "Kiki" Boyron (trombones), Baptiste "Looping" Sarat (trompette) Haroum Tchakha Pômh (1998), Kosmopolit (2001), Le Cirque du Millénium (2004), Le Tour de Piste (2005), Non Alignés (2007), Libre Service (2009)

Je profite de leur passage à la Maroquinerie vendredi soir (soit après-demain, les parisiens, foncez !!) pour vous écrire une petite bafouille sur mes amis d'N&SK !

N&SK, comprenez Nomades et Skaetera, initialement appelés "Les Nomades", ce sont 8 joyeux lurons (dont une lurone violoniste fort sympathique), stéphanois de leur état. Et le moins que l'on puisse dire est qu'ils portent bien leur nom puisqu'ils sont sur les routes depuis 11 ans, sans interruption ou presque, ne s'étant accordé qu'un seule trêve depuis le début de leur carrière, quelques mois avant la tournée de Libre Service, sorti en mai dernier.

Peu connus du grand public, la bande d'amis a pourtant entre autres trainé ses pompes dans tout l'hexagone, la Suisse, la Russie, l'Ukraine et la Hongrie, avec une participation au Sziget 2008 qui a tellement plu que l'organisation les a rappelé pour venir faire la fête avec nous cette année encore !

Et l'on comprend aisément leur choix tellement le groupe est taillé pour la scène, faisant sauter toujours plus haut les foules au son du Kangourou Nomade et se révélant toujours disponibles pour partager un bon moment une fois les amplis débranchés !

Peu importe la couleur de leurs pompes, ils auront beau piétiner le monde, on en redemandera toujours ! Et si vous ne les connaissez pas encore, laissez trainer une oreille sur le dernier album et celui paru il y a 5 ans, vous aurez déjà un bon aperçu ! Pour les plus curieux (s'il y en a vous m'en verrez ravie), vous trouverez toutes les infos sur leur myspace ou sur leur site officiel.


Découvrez la playlist N&SK avec N&SK

16 oct. 2009

Prix Constantin 2009



La semaine dernière est tombée la liste des 10 "élus" pouvant espérer décrocher le prix Constantin cette année, prix récompensant pour la huitième année consécutive l'artiste révélation de l'année dont l'album a été produit en France et qui n'a jamais obtenu de disque d'or (d'où la présence d'artistes déjà confirmés).

Et les nommés sont (désolé, j'ai toujours eu envie de dire ça) :
  • BABX pour Cristal Ballroom
  • BIRDY NAM NAM pour Manual for successfull rioting
  • DIVING WITH ANDY pour Sugar Sugar
  • DOMINIQUE A pour La Musique
  • EMILY LOIZEAU pour Pays Sauvage
  • FREDO VIOLA pour The turn
  • HUGH COLTMAN pour Stories from the safe house
  • ORELSAN pour Perdu d'avance
  • PIERS FACCINI pour Two grains of sand
  • YODELICE pour Tree of life

Qu'importent nos choix et préférences, c'est un jury de professionnels qui décidera du ou de la gagnante le mois prochain, après un concert des 10 artistes en lice à l'Olympia, le 9 novembre. Cependant, petit soutien à Emily Loizeau qui a, malgré sa programmation discrète en même temps que Fatboy Slim, su donner un des meilleurs concerts du Sziget Festival édition 2009, cet été à Budapest ! Souvenirs :


12 oct. 2009

Izia is back in town !


Nom Genre Origine Membres Discographie
Izia France Rock Izia Higelin (Chant/guitare), Sébastien Dousson (basse), Sébastien Hoog (guitares), Vincent Polycarpe (batterie) Izia (2009)

En ce moment même se termine la première des 2 dates d'Izia au Bataclan, avant d'ouvrir pour Motorhead le 4 novembre prochain au Zénith de Paris. Si vous ne la connaissez pas encore, il y a des chances que vous connaissiez le reste de sa famille... Père : Jacques Higelin, Frère : Arthur H, à croire que le talent peut être dans certains cas héréditaire ! Mais trêve de badinage, à seulement 19 ans la miss a bien plus d'une corde à son arc et si le nom est déjà dans tous les esprits, elle a su se forger un prénom !

A 14 ans, sans aucun album dans les bacs ni même de label, elle fait la première partie d'Iggy Pop, excusez du peu ! En juin dernier et à seulement 18 ans, elle sort son premier album, éponyme, influencé par un rock à l'état brut, énergique et sans compromis avec des rythmiques sans concessions et une voix cassée, toujours sur le fil (Hey Bitch, Blind, The Train et le magnifique Let Me Alone). En concert, elle ouvre sur Life is going down, toute seule à la guitare, le reste du groupe entrant seulement sur le refrain où tous les instruments rugissent à l'unisson avant de laisser la place à la demoiselle. Entre les morceaux, elle n'hésite pas à interpeller le public, jurant volontiers au passage, Izia c'est avant tout une fille Rock'n Roll ! Elle ne boude cependant pas son plaisir lorsqu'elle nous offre des titres beaucoup plus calmes, plus profonds aussi mais tout aussi enlevés (Sugar Cane, Take Me Back).

Au final, un album rock made in France comme il s'en fait rarement... Izia est indubitablement la découverte de l'année ! Soutenue par Canal + qui a aidé à la faire connaître au grand public (Le Grand Journal, Album de la Semaine), Izia a également fait l'objet d'un numéro du One Shot Not de Manu Katché sur Arte :